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Plus de 800 citoyens de Serbie et de Macédoine, principalement des minorités albanaise et rrom, ont déjà demandé l’asile à la Belgique en 2010. Cette hausse exponentielle fait suite à la libéralisation des visas pour l’espace Schengen. Le Premier ministre belge, en visite en Macédoine en début de semaine, a averti que son pays ne pourra ni les accueillir ni leur offrir un emploi. Le 10 mars au matin, un premier bus est parti de Bruxelles pour rapatrier les premiers demandeurs d’asile déboutés.

Les aéroports de Skopje et d’Ohrid vont subir des travaux de rénovations et d’agrandissement prochainement. L’opérateur aéroportuaire turc TAV assumera finalement la gestion de ces deux aéroports civils de Macédoine. Cette initiative devrait stimuler le secteur du transport aérien dans le pays et favoriser l’accès à la Macédoine pour les touristes et les investisseurs étrangers.

La question du nom, qui oppose Skopje et Athènes, continue de bloquer l’avancement du processus d’adhésion de la Macédoine à l’UE. Le Médiateur des Nations unies, Matthew Nimetz, s’est rendu en Grèce et en Macédoine fin février pour faire avancer les négociations. Il a rappelé que les deux parties avaient des avis divergents, mais qu’il y avait aujourd’hui matière à trouver une solution mutuellement acceptable. Une position que partage Bernard Valero, l’ancien ambassadeur de France à Skopje, qui rappelle aussi le soutien de Paris à l’entrée de la Macédoine dans l’UE.

Les citoyens macédoniens, serbes et monténégrins bénéficient depuis le 19 décembre 2009 du droit de voyager dans l’UE sans visa. Cela a eu pour conséquence l’explosion du nombre de demandeurs d’asile originaires de Serbie et de Macédoine, notamment en Belgique. Des « agences de tourisme » locales poussent les plus pauvres à l’exode, leur promettant d’obtenir l’asile en Europe de l’Ouest, ce qui est faux. Bruxelles menace désormais de réviser l’accord de libéralisation des visas si Skopje et Belgrade n’agissent pas.

Depuis le mois de décembre 2009, chaque samedi, des manifestants se réunissent sur la place centrale de Tetovo pour protester contre la décharge illégale qui s’est installée à quelques centaines de mètres de là. Mais la mobilisation a toutes les peines à rassembler plus de quelques centaines de personnes. La preuve, s’il en fallait, que la société civile n’intéresse guère en Macédoine. Contrairement à la politique.

Après l’Albanie, le Monténégro et la Serbie, c’est au tour de la Macédoine d’être victime d’impressionnantes inondations, sans doute imputables au réchauffement climatique. Le niveau du lac d’Ohrid a dépassé son niveau maximal et son littoral a été inondé. Les dommages sont estimés à environ 150.000 euros.

Le transport illégal d’immigrés vers la Grèce persiste en Albanie et en Macédoine. La porte d’entrée à l’Union européenne que représente la Grèce permet aux trafiquants de trouver leurs pigeons sans grande difficulté. Le prix du passage vers la Grèce ne coûte pas moins de 2.000 euros. La police macédonienne vient d’arrêter un important trafic humain, étendu de l’Albanie à la Grèce, en passant par la Macédoine.

Les prisons de Macédoine sont classées parmi les pires sur le continent européen : trop peu de personnel, infrastructures trop exigües et insalubres. Le gouvernement prévoit une rénovation complète du système carcéral d’ici à fin 2012. Le budget important prévu pour ce projet viendra en grande partie de la Banque de développement du Conseil de l’Europe.

En dix ans, le lac de Prespa a vu son niveau chuter de dix mètres. Dans le même temps, la pollution s’est aggravée, menaçant la faune et la flore de ce site naturel exceptionnel. La Macédoine, la Grèce et l’Albanie, qui se partagent le lac, se sont donc réunies sous l’égide de l’UE pour mettre en place une politique de sauvegarde coordonnée. Un premier exemple de coopération régionale qui devrait faire école dans les Balkans.

Maire de Gostivar en 1997 lors des émeutes qui avaient agité la ville, condamné à 14 ans de prison avant d’être amnistié, Rufi Osmani revient de loin. Celui qui a reconquis la seconde plus grande ville de Macédoine à majorité albanaise lors des élections de mars 2009 est une énigme politique. Responsable local ultra populaire, il patine sur la scène nationale. En créant son propre parti, il ambitionne aujourd’hui une envergure gouvernementale.